Notre petite Livia est née le 28 juin 2015. Après un diagnostic tardif de l’AVB, elle nous a quitté le 15 avril 2016. Elle n’avait que 9 mois…
Au moment de sa disparition, mon monde s’est écroulé. Après plusieurs mois passés à l’hôpital, mon mari et moi sommes rentrés à la maison sans notre petite fille, avec ce chagrin, cette colère et un énorme vide, cette impression qu’une partie de votre cœur s’est envolée avec elle, que le temps s’est figé.
Et maintenant que va-t-il se passer ? A quoi ressemblera la vie sans Livia ?
Bien entourée par la famille et des amis, il nous fallait préparer l’enterrement de notre fille, prendre des décisions que nous ne n’avions jamais pensé devoir prendre. Après les obsèques, je savais que le plus dur restait à venir : apprendre à vivre sans ma fille, ma raison de vivre. Enterrer son enfant est la pire des épreuves.
Les premiers mois qui ont suivi son départ, je ressentais ce besoin d’aller quotidiennement me recueillir sur sa tombe. Et puis les visites se sont espacées. Tout doucement, la vie a repris son cours, petit à petit, pas à pas, avec le soutien de la famille, des amis et des collègues mais aussi avec l’aide d’un thérapeute
Plus de 7 ans après son décès, Livia reste omniprésente dans notre quotidien. Pas un seul jour ne passe sans que je pense à ma douce Livia. J’aime regarder ses photos, parler d’elle, j’ai conservé quelques doudous et jouets. Cela me donne la sensation d’entretenir sa mémoire.
Depuis, j’ai eu la chance d’être une nouvelle fois maman d’une petite fille en pleine santé. Je lui parle régulièrement de sa grande sœur qui est dans les étoiles et qui de là-haut veille sur notre famille.
Avec mon mari, nous nous sommes impliqués dans le monde associatif, en créant notre propre association, Yellow Hope et en nous engageant fortement auprès de l’AMFE.
On m’a dit qu’il fallait « laisser le temps au temps » mais on ne fait jamais le deuil de son enfant. Le temps passe, les souvenirs restent. On apprend à vivre avec. Certaines périodes plus difficiles que d’autre : une date anniversaire, le prénom Livia entendu dans un magasin…
Ce qui est sûr c’est que l’amour que je porte pour ma fille Livia est plus fort que la mort. Et ça rien ne pourra l’enlever !